Les conférences du mois d'août

Le village de Dominix

25 Août 2018, Posté par Moniales de Beaufort dans Actualités, Album-photos

Retour en images sur les 3 conférences des 9, 10 et 11 août.

Fr Jean-Jacques Pérennès op a présenté Pierre Claverie, Magda Lafon a offert son témoignage d’une vie plus forte que la mort et fr Thomas-Marie Gillet op a présenté le Bienheureux Jean-Joseph Lataste, apôtre des prisons.

 

Assassiné le 1er août 1996 avec son chauffeur Mohamed, Pierre Claverie a passé sa vie à aller à la rencontre de l’autre, s’efforçant de dépasser les barrières que la race, la religion et les drames du passé dressent entre les hommes. Son ami, Jean-Jacques Perennès, frère dominicain, auteur de la biographie « Pierre Claverie, un algérien par alliance »  est sa voix aujourd’hui pour que le message de dialogue et d’amitié de Pierre ne s’oublie pas. Cette année, Mgr Pierre Claverie et ses 18 compagnes et compagnons martyrs, seront béatifiés en tant que témoins du plus grand amour, celui de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

 

 

« Dieu ne nous demande pas ce que nous avons été, il n’est touché que de ce que nous sommes. » Ces paroles d’espérance, c’est le message du père Lataste, à des prisonnières de la Centrale de Cadillac (Gironde) en 1864. Il annonce la miséricorde de Dieu désireux d’offrir, dans l’instant, son pardon à tout être humain qui se détourne du mal, persuadé que « les plus grands pécheurs ont en eux ce qui fait les plus grands saints ». Il fonde la congrégation dominicaine des sœurs de Béthanie, œuvre évangéliquement révolutionnaire où sont mêlées, dans la discrétion la plus absolue, d’anciennes détenues et des femmes qui n’ont pas connu d’expérience dramatique. Prêcheur de la Miséricorde, le père Lataste a été béatifié le 3 juin 2012.

 

Magda Hollander-Lafon, juive de Hongrie, avait 16 ans quand elle fut déportée avec sa mère et sa sœur à Auschwitz. Quelqu’un lui souffle : « dis que tu as 18 ans ».  Elle échappe ainsi à la chambre à gaz, où sa mère et sa sœur disparaissent le jour même. Un jour, une femme mourante lui fait signe de s’approcher. Elle lui tend les quatre petits bouts de pain qu’elle tient dans la main : « Prends, tu es jeune, tu dois vivre pour dire au monde ce qui se passe ici ». Ces paroles donneront naissance en mars 2012 à son troisième et dernier livre « Quatre petits bouts de pain, des ténèbres à la joie ». Magda donne le témoignage d’une vie plus forte que la mort : Dans les fissures de mes blessures, j’ai essayé de faire pousser la vie.

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