Méditer l'évangile au jour le jour

Semaine du 10 au 15 février 2020

10 Fév 2020, Posté par Moniales de Beaufort dans Méditer l'évangile au jour le jour

Méditer l’évangile



Lundi 10 février – 5e semaine Temps ordinaire – Evangile selon St Marc, chapitre 6, versets 53 à 56

« On le suppliait »

Jésus serait-il un faiseur de miracles semant le merveilleux autour de lui ? N’est-il pas plutôt le Fils de Dieu dont la présence guérissante exprime l’amour du Père ? Ces quelques lignes de Marc respirent la compassion : celle des proches qui apportent leurs malades, celle de Jésus qui manifeste la bonté de Dieu. Confrontés à la maladie de nos proches, ne nous trompons pas de recours, nous épuisant à la recherche de guérisseurs et charlatans. Tout en recourant à la médecine, confions à Jésus-Christ nos malades du corps et de l’âme. Jésus n’est pas un guérisseur mais le Sauveur. S’approcher de lui avec nos malades c’est approcher son mystère : tout son être rayonne de sa puissance divine qui sauve.


Mardi 11 février

Evangile selon St Marc, chapitre 7, versets 1 à 13

« Ils prennent leur repas sans s’être lavé les mains… »

Ces histoires de pureté et de rites nous concernent-elles ? Attention au tri sélectif, laissant de côté ce qui ne nous intéresse pas ! Le problème, résumé par le prophète Isaïe, concerne toute pratique religieuse : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Allons-nous donc rejeter nos pratiques et nous laver les mains de ce contentieux ? Ce serait nous adonner à un rite de pureté en plus ! Non, creusons plus loin, creusons notre désir : voilà ce qui est à purifier. Nous pourrons ainsi joindre nos gestes à notre cœur pour retrouver l’unité de notre quête ardente de Dieu. En ce jour où nous fêtons Notre-Dame de Lourdes, n’est-ce pas le sens de la démarche de tant de pèlerins qui se rendent en ce lieu de foi ?


Mercredi 12 février 2014

Evangile selon saint Marc, chapitre 7, versets 14-23

« Ce qui sort de l’homme »

Si l’on regarde un tant soit peu au fond de soi, on comprend combien la parole de Jésus est toujours actuelle. « Ce qui sort de l’homme, c’est cela qui le rend impur. » Quel homme nierait cette vérité sur l’homme ? Les premiers moines, les pères du désert, ces maîtres spirituels avaient bien compris que la racine du mal vient du cœur de l’homme. « Un cœur compliqué et malade[1]» disaient déjà les prophètes. Nous pourrions en faire le constat dépité. Mais si Jésus nous offre sa lumière pour discerner ce mal, il nous donne aussi la grâce avec la clairvoyance. Dieu nous donne la capacité de choisir et d’agir  pour développer ce qui est bon et exercer ainsi nos cœurs à aimer. Alors s’accomplit la promesse du Seigneur de créer en nous un cœur nouveau.


Jeudi 13 février

Evangile selon St Marc, chapitre 7, versets 24 à 30

« Mais il ne réussit pas à se cacher »

Cette femme est tout à fait étonnante. D’abord, elle a réussi à trouver la cachette de Jésus, ensuite elle est plutôt un brin provocatrice, acceptant de se laisser traiter de « petit chien ». On dirait qu’elle joue avec Jésus, reprenant ses mots, le poussant dans ses retranchements, l’obligeant au miracle. Quand la vie est en jeu, il faut la foi de cette femme qui ne lâche rien et qui obtient ce qu’elle demande, malgré son apparente indignité. Son geste dévoile l’universalité du salut car le pain est pour tous : ceux qui sont à table et ceux qui n’y sont pas. La bonté du Christ est telle qu’il écoute toutes les prières. Il faut le dire à ceux qui pensent qu’ils ne sont pas dignes d’être exaucés. Dieu écoute tous les hommes.


Vendredi 14 février – 5e semaine du Temps ordinaire – Evangile selon St Marc, chapitre 8, verset 34 au chapitre 9, verset 1

« Celui qui perdra sa vie pour moi… la sauvera »

Jésus attend-il donc des super héros pleins d’abnégation et prêts à tout perdre pour son nom ? Alors on pense que cette phrase d’Evangile n’est pas pour nous car elle requiert bien du courage ; or qui sommes-nous, dans notre quotidien fait d’habitudes et d’obligations sociales et professionnelles ? Mais c’est justement, cette vie là que le Christ nous demande de perdre pour Lui, dans les petits gestes apparemment sans conséquence, et qu’on ne remarque peut-être même pas ? Ce n’est pas spectaculaire, cela ne fera pas la une du journal, mais c’est notre vie donnée, goutte à goutte, qui rejaillit en grâces sur l’humanité. Chacun à notre place, perdons notre vie pour Lui, il nous la rend en plénitude par sa Résurrection.


Samedi 15 février

Evangile selon saint Marc, chapitre 8 versets 1 à 10

« Si je les renvoie à jeun, ils vont défaillir en route. » Quelle sollicitude, quelle humanité en Jésus ! Cette foule qui l’écoute depuis trois jours n’a pourtant pas l’air de se plaindre et semble rassasiée de ses Paroles. Mais en Dieu l’Amour va bien au-delà de tout ce que nous pourrions espérer. Ainsi, la multiplication des poissons et des pains qui nourrissent miraculeusement ces 4000 hommes annonce un don plus grand encore : Jésus comme pain vivant descendu du ciel. Dieu, qui s’est manifesté et révélé en Jésus-Christ, a voulu étendre à tous les temps, la présence et l’action de son humanité salvatrice. Il ne nous laisse rien de moins que son Corps, présence vraie et réelle, pour nous unir intimement à lui, et nous transformer en Lui.

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