Méditer les évangile de la messe du jour

Semaine du 13 au 18 janvier 2020

14 Jan 2020, Posté par Moniales de Beaufort dans Méditer l'évangile au jour le jour

Lundi 13 janvier – Evangile selon St Marc, chapitre 1, versets 14 à 20

« Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent »

Deux hommes accomplissent leur travail quotidien, banal. Mais voilà que Jésus passe et la nouveauté entre dans leur vie. Avec Jésus le Royaume est présent, le point d’ancrage de l’existence bascule, entraînant un retournement immédiat : ils laissent leurs filets. Quand l’appel retentit et que le temps est venu, la réponse ne peut être qu’immédiate sinon elle risque de ne jamais prendre corps. L’appel n’est pas du passé, il s’adresse à chacun de nous aujourd’hui. Ses formes sont diverses certes, mais la radicalité de la réponse est une constante, ce qui la rend parfois difficile. Une aide est alors précieuse pour se lever en hâte et suivre le Christ avec ardeur. C’est un des aspects de la fraternité chrétienne.

Mardi 14 janvier – Evangile selon St Marc, chapitre 1, versets 24 à 28

« Voilà un enseignement nouveau donné avec autorité !»

A deux reprises, nous voyons les gens s’étonner de l’autorité de l’enseignement de Jésus. Mais de quelle autorité s’agit-il ? Le mot traduit par autorité peut désigner également puissance, ou liberté. Voilà en quoi l’enseignement de Jésus tranche : il est puissant et libre car il donne la vie, ici, à l’homme possédé par un esprit mauvais. Celui-ci prétend parler au nom de tout le monde : « Que nous veux-tu ? …Es-tu venu pour nous perdre ? » L’autorité serait-elle rabat-joie ? Non, c’est le salut que Jésus apporte ! La Parole de Dieu est effective parce qu’elle fait ce qu’elle dit ; les paroles de Jésus sont aussi agissantes et fécondes. A notre tour, que nos paroles soient porteuses de vie pour nos proches.

Mercredi 15 janvier 2014 – Evangile selon saint Marc, chapitre 1, versets 29-39

« Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit se lever… »

Devant cette scène de guérison de la belle-mère de Simon, me vient à l’esprit une de ces icônes du Christ ressuscité descendant aux enfers. On y voit Jésus venant chercher Adam et Eve et, en les prenant par la main, les faire remonter des profondeurs. En guérissant la malade de notre évangile d’aujourd’hui, Jésus fait ce même mouvement : il se penche vers celle qui est couchée, lui prend la main et la fait se relever. Voilà ce que continue à faire la puissance de la résurrection dans nos vies. Jésus s’est penché sur l’humanité pour la relever et la sauver. Le Christ nous sauve encore aujourd’hui, il nous prend par la main pour peu que nous le laissions s’approcher de nous, en espérant son secours dans la foi. Alors, relevés, ressuscités, nous pourrons nous aussi le servir.

Jeudi 16 janvier – Evangile selon saint Marc, chapitre 1, versets 40 à 45

Si tu le veux, tu peux me purifier

« Le lépreux ainsi malade doit avoir ses vêtements déchirés, ses cheveux défaits, sa bouche recouverte et il doit crier : «  Impur ! Impur ! ». Ce sont les prescriptions que nous trouvons dans le livre du Lévitique (ch.13, versets 45). Imaginons-nous les sentiments de ceux qui sont atteints par une telle maladie ? Quelle détresse chez ceux qui sont atteints par ce mal affreux, obligés d’exhiber leur laideur ! Cet anonyme qui ose supplier Jésus nous enseigne que nul mal, nulle laideur ne peut nous empêcher d’être touchés par l’Amour du Christ. Si le péché en nous est semblable à une lèpre, il peut être purifié par le Pur, le Saint qui a ouvert ses bras sur la croix pour nous redonner notre dignité de fils du Père. Oserons-nous nous laisser toucher par la miséricorde de Dieu ?

Vendredi 17 janvier – Evangile selon St Marc, chapitre 2, versets 1 à 12

« Voyant leur foi, Jésus dit… »

Aujourd’hui Jésus fait une démonstration magistrale de sa puissance divine salvatrice. Il est vraiment le Maître et c’est lui qui mène toute l’action. Mais regardons de plus près ce qui déclenche cet épisode : Jésus voit la foi des amis du paralysé, et vraiment ils sont déterminés. On en revient à ce point essentiel qui est la confiance totale de celui qui demande et ne se laisse désarçonner par aucun obstacle, même apparemment insurmontable. Notre foi simple et sincère ne reste jamais sans réponse. Placer notre espérance en Christ, et nous y tenir chaque jour, nous ouvre à cette sagesse qui sait que Dieu accomplit ce qui est bon pour nous. Comme les amis du paralysé, prenons les moyens pour nous trouver face à face avec l’Ami intime qui voit notre cœur et sait ses aspirations.

Samedi 18 janvier – Evangile selon saint Marc chapitre 2 versets 13 à 17

« Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs »

Voilà qui devrait rassurer bon nombre de lecteurs sur l’état de sainteté des moines et moniales que le Seigneur appelle ! Lévi n’était pas un juif fervent, pas plus que les publicains qui viennent prendre place dans sa maison. Eh ! Oui ! Rien de nouveau sous le soleil, nous sommes tous pécheurs ! Et la folie de Dieu est bien de nous aimer ainsi, lui qui nous fait inlassablement miséricorde. Cet amour gratuit, non mérité, déploie sa force dans notre faiblesse, afin que nous y puisions la grâce d’aimer comme Lui. Car le Christ ne nous a pas laissé d’autres commandements que de nous aimer les uns les autres.

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