Méditer l'évangile au jour le jour

Semaine du 27 janvier au 1er février

27 Jan 2020, Posté par Moniales de Beaufort dans Méditer l'évangile au jour le jour

Méditer l’évangile



Lundi 27 janvier – Evangile selon St Marc, chapitre 3, versets 22 à 30

« Si quelqu’un blasphème contre l’Esprit-Saint »

L’imaginaire religieux a beaucoup travaillé sur ce péché contre l’Esprit, ce qui est compréhensible tant il interroge notre espérance. Il n’est guère aisé d’en parler.  Pour aujourd’hui nous pouvons nous en tenir à quelques éléments de bon sens chrétien. D’abord, Jésus ne s’est jamais plu à terroriser les siens. Il est venu non pour juger mais pour sauver. Ensuite, il traîne dans l’inconscient de l’humanité un sentiment de culpabilité qui voile notre jugement. Enfin, faisons très attention à ne pas détacher une phrase de son contexte. Jésus parle sévèrement parce qu’il est accusé d’agir au nom de Satan. Prétendre que le Sauveur est l’agent du démon, c’est se fermer délibérément au pardon de Dieu. Est-ce si fréquent ?


Mardi  28 janvier – Evangile selon St Marc, chapitre 3, versets 31 à 35

« Ta mère et tes frères sont là dehors… »

La famille de Jésus est dehors, et ceux qui l’écoutent sont dedans. S’agit-il d’être du bon côté de la porte ? Nous avons hélas trop souvent dressé des barrières religieuses et ecclésiales les uns entre les autres. L’enjeu est peut-être ailleurs. Jésus dit que celui qui fait la volonté de Dieu est son frère, sa sœur, sa mère. Ceux qui se croient dedans peuvent en réalité se trouver dehors, s’ils ne font pas la volonté de Dieu. Et ceux qui se croient dehors peuvent être dedans, sans qu’ils le sachent, s’ils font la volonté de Dieu. Gardons-nous donc d’entraver la liberté de l’Esprit qui souffle dedans et dehors. Réjouissons-nous de cette parenté universelle qui nous unit les uns aux autres et au Père, signe que le Royaume est présent parmi nous !


Mercredi 29 janvier – Evangile selon saint Marc, chapitre 4, versets 1-20

« Il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre »

Jésus a tout dit : il a offert la parabole à la foule et en a donné l’explication détaillé à ses disciples. Y a-t-il encore une méditation à ajouter ?  J’entends simplement l’appel à travailler, à passer maintenant aux travaux pratiques. J’ai à retourner ma terre afin qu’elle puisse accueillir la Parole et la garder. Oui, qu’elle soit une bonne terre qui porte du fruit. Car c’est cela la gloire du semeur, celle de notre Dieu qui envoie sa Parole. La Parole est toujours bonne, mais le sol ? Qu’est-ce que je laisse pousser ? Et qu’est-ce que je laisse être retourné ? Mais j’ai un bon outil : la Parole elle-même peut m’aider à ce travail si je la laisse retourner mon cœur et tracer ses sillons.


Jeudi 30 janvier – Evangile selon saint Marc, chapitre 4, versets 21 à 25

« La lampe »

Quelle est cette lampe dont nous parle la parabole ? Elle est le Christ, qui est  lumière venue en ce monde et qui éclaire tout homme, comme nous le lisons dans le prologue de l’évangile de saint Jean. Jésus est venu nous révéler l’amour de Dieu pour les hommes, c’est pourquoi il insiste : « rien n’est caché ». Ce qui ne veut pas dire que nous ayons tout compris. En effet, nous avons encore beaucoup à apprendre et surtout à contempler. C’est notre communion au Christ, par l’écoute et l’accueil de sa Parole dans la prière, qui nous fera mettre bien haut la lampe de sa Présence. C’est aussi dans l’Eucharistie, qui est feu et qui nous met en communion avec lui, que nous brûlerons à notre tour. Alors, nous deviendrons ce petit foyer de lumière qui rayonne de la vie de Dieu.


Vendredi 31 janvier – Evangile selon St Marc, chapitre 4, versets 26 à 34

« La semence germe et grandit, il ne sait comment »

Nous aimons bien contrôler le déroulement de nos projets, en voir les fruits le plus rapidement possible, et nous oublions cette composante importante qu’est le temps dans notre vie. Or Dieu a tout son temps et il le prend ! Donc ici, Jésus nous invite à la patience. Avec sagesse, acceptons cette part de mystère qui nous échappe quand on a l’impression que rien ne se passe, car c’est alors que, dans le plus grand secret, Dieu travaille la terre de notre cœur. Sachons nous en remettre au Christ comme le semeur s’en remet à la terre qui fait son œuvre sans lui. Si le Seigneur veut avoir besoin de nous pour sa mission, tout ne dépend pas de nous et c’est notre foi confiante en ce que Dieu fait, qui porte un fruit selon son cœur.


Samedi 1er février – Evangile selon saint Marc chapitre 4 versets 35 à 41

« Passons sur l’autre rive »

Des tempêtes et des épreuves, nous en vivons tous. Elles sont parfois si douloureuses que nous reprochons à Dieu de nous abandonner. Pourtant Dieu est bien là, même s’il dort sur le coussin à l’arrière, alors que notre barque est prête à sombrer. Moment décisif où notre confiance en Dieu est mise à l’épreuve, où nous devons poser un acte de foi extraordinaire. Il faut alors « passer sur l’autre rive », c’est-à-dire traverser l’épreuve des vagues qui menacent de nous engloutir. Cela demande un exode intérieur qui nous pousse à sortir de nous-mêmes, à aller chercher ce sursaut de vie qui sommeille en nous pour le faire advenir. Avec la certitude que le Christ nous précède sur l’autre rive.  « Choisis donc la vie » (Deutéronome ch 30, versets 19)

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